Le Matin Dimanche nous apprend la sortie de la nouvelle application Femina disponible sur l’appstore dès maintenant.
Oui mais voilà en bas d’une page du journal dominical, la pub explique comment télécharger l’application. Deux manière s’offre à vous : rechercher « femina » sur l’appstore OU télécharger une autre application : i-nigma pour « scanner » le code-bar de la pub afin de trouver l’application Femina sur l’appstore…
Vous m’avez pas compris ? En résumé, ils proposent de télécharger 2 applications pour finalement en utiliser qu’une. Je trouve leur communication pas très intuitive pour un utilisateur lambda.
Lancé en juin 2008 pour la sortie de l'iPhone en suisse, iPhonemag.ch est devenu la source d’informations romandes sur le téléphone d'Apple. Ce blog rassemble toutes les informations concernant le téléphone d'Apple afin d'informer les internautes romands.
Marc Lamarche
mars 14th, 2010 at 23:16
Bonjour,
Très bonne critique, mais pas sur l’application, comme on pourrait s’attendre de votre post.
Vous critiquez en effet la communication de l’application et pas un mot sur son contenu, qui a le mérite d’être mis à jour régulièrement et qui fait de l’application FEMINA l’un des rares magazine féminin à proposer des articles, recettes de cuisine, défilés de mode et j’en passe à destination des femmes, et de plus gratuitement.
Concernant le QR Code (Code-Barre), nous sommes l’un des rares médias à expliquer comment l’utiliser et éduquons ainsi le marché à ce type de techno, pour nos propres produits à venir, mais également pour les produits des autres acteurs du marché, même si, et vous avez raison, cela peut péricliter l’efficacité de notre message.
Vous vous doutez bien que cette »complication » ne va pas empêcher FEMINA de devenir l’une des applications de référence pour les femmes.
Pour résumer, je constate que vous préférez vous intéresser à des applications purement commerciales, comme essayer des lunettes sur son iPhone (Berdoz), plutôt qu’à une application parlant aux femmes, qui représentent maintenant une part non négligeable des utilisateurs d’iPhone.
Bien cordialement,
Marc Lamarche
Responsable Mobile Media chez Edipresse
Vincent Bifrare
mars 15th, 2010 at 0:43
L’application Femina est certe très bien, mais le but de ce post était cette fois-ci de soulever un problème de communication et non pas un test de l’application.
Si vous parcourez ce blog, vous constaterez que mes sujets sont variés et pas nécessairement commerciaux.
Mais je vois que ce billet suscite de la curiosité, donc finalement on parlera de votre application, ce qui est tout à votre avantage !
Espelette
mars 15th, 2010 at 12:27
Piqué au vif le responsable-mobile-media-chez-edipresse©. Quand on sait comment sa boîte est gérée, il aurait été préférable qu’il choisisse le silence plutôt qu’une réplique de cour d’école…
Marc Lamarche
mars 15th, 2010 at 18:12
Espelette, La moindre des choses est de ne pas se cacher derrière un pseudo pour évacuer sa frustration,
Merci d’avance de lever l’anonymat,
Pascal Magnenat - interactions
mars 15th, 2010 at 18:15
Du point de vue de l’expérience client, la question-clef me semble être la suivante: est-ce que le code-barres permet à l’utilisateur de trouver l’application Femina sur l’Appstore de façon plus efficiente qu’en effectuant une recherche avec le mot « Femina »?
3 situations sont possibles:
////Situation 1 – l’utilisateur ne dispose pas du lecteur de code-barres i-nigma (celui recommandé par Femina) sur son appareil
Dans une telle situation, devoir d’abord installer l’application i-nigma pour ensuite lire le code-barres publié dans le Matin, lequel code renvoie à l’application Femina sur la boutique en ligne Apple n’est évidemment pas efficient. Et j’imagine que la plupart des utilisateurs potentiels de l’application Femina sont dans ce cas aujourd’hui. Personnellement, j’utilise un iPhone depuis près de 2 ans, j’ai des dizaines d’applications installées mais je n’ai pas de lecteur de code-barres et je ne connais personne dans mon entourage qui utilise un tel lecteur, que ce soit i-nigma ou une autre application similaire. Pour que l’utilisateur soit prêt à faire l’effort d’utiliser ce nouvel outil, il faut que le surcroît de pénibilité perçu (et non pas effectif) lié au téléchargement préalable du lecteur i-nigma soit contrebalancé par la perspective de bénéfices futurs tangibles. Or, ici, rien n’indique qu’installer le lecteur apportera un bénéficie quelconque à l’utilisateur à l’avenir. Ni dans la publicité elle-même, ni dans le reste du journal dans lequel la publicité est publiée.
////Situation 2 – l’utilisateur dispose d’un lecteur de code-barres non compatible
Cette situation n’est pas théorique; un ami a publié cet après-midi une photo du code-barres Femina accompagné du commentaire suivant: « Pourquoi ce qr code ne marche-t-il pas? » Cet ami baigne dans le monde de l’internet. Pourtant, même pour lui, lire un code-barres sur son appareil ne semble pas aisé. Quelques commentaires et minutes plus tard, ce même ami répond à sa question lui-même: l’application dont il dispose n’est pas compatible car celle-ci ne lit pas les codes-barres bidimensionnels aux couleurs inversées.
////Situation 3 – l’utilisateur dispose déjà du lecteur i-nigma
J’ai testé pour vous: alors que j’ai mis 15 secondes pour trouver l’application Femina sur l’AppStore en effectuant une recherche avec le mot « Femina », j’ai mis 33 secondes, soit plus du double de temps, pour faire la même opération avec le le lecteur de codes-barres. Autrement dit, même dans l’hypothèse où je dispose déjà du lecteur sur mon appareil, ce moyen ne permet pas d’être plus efficient.
Conclusion: le code ne sert juste à rien; si ce n’est peut-être à donner à Femina l’image d’un magazine « branché » et à faire parler de lui, ce dernier objectif étant apparemment atteint!
PS: code-barres prend « S », même au singulier (code à barres)
Marc Lamarche
mars 15th, 2010 at 18:37
Bonjour Pascal,
Merci pour ces commentaires, au vu de vos remarques, nous allons en effet réfléchir :
- soit à enlever le QR Code de nos annonces
- soit à laisser le QR Code et enlever la promotion d’une autre application
Comme écrit dans mon post plus haut, l’idée était d’essayer d’expliquer l’utilisation de ce type de techno pour la communication de nos autres produits et pour que le marché publicitaire s’intéresse à ce type d’outil d’interaction.
Pour votre information, hier, la publicité a généré:
- 105 scans du QR Code
- 1700 téléchargements de l’application
Les résultats du QR Code sont donc un peu décevants par rapport au test que nous avions déjà fait dans Le Matin Dimanche (Le QR Code n’était pas apposé sur une Pub, mais au sein d’un article…)
Merci pour ce commentaires éclairé,
Pascal Magnenat - interactions
mars 15th, 2010 at 18:58
@ Marc Lamarche: même si je suis plutôt sceptique quant à la valeur ajoutée du code-barres dans ce contexte, pourquoi ne pas essayer avec un code-barres noir et blanc susceptible d’être lu par d’autres lecteurs que i-nigma?
Christian Desclouds
mars 15th, 2010 at 20:15
@Marc : elle est quoi l’appli Berdoz ??? Elle est géniale
)
Je remercie chacun d’entre vous pour ses commentaires. Je vois que les sujets sont bien animés. C’est volontiers que je m’entretiens avec vous sur les plus-values des solutions QR-Code ou la diffusion d’application iPhone.
Une chose est sûr : plus on va développer de solutions autour du QR-Code, plus les consommateurs en retireront des plus-values. Là, Edipresse a le mérite de mettre en avant cette technologie et d’expliquer son fonctionnement. C’est clair que dans ce cas bien précis, il n’y a pas forcément une grosse plus-value pour l’utilisateur iPhone. Mais dans tous les cas, ce code-barres interpelle le lecteur et crée une accroche sur un article.
A disposition pour en parler
Christian Desclouds
Directeur Agence Cnoté
Philippe Barman
mars 15th, 2010 at 20:23
En ayant suivi les différentes réactions sur ce blog ou sur Fb, je me dois de défendre la position de Marc (bien que nous soyons plus concurrents qu’amis
…)
La réflexion de démocratiser les lecteurs de QR Code et d’inciter le téléchargement de cette application me semble pertinente. Malheureusement, les premiers acteurs qui s’y attèleront essuierons les plâtres pour les suivants. Aujourd’hui en Suisse Romande, il n’existe que trop peu d’exemples de mise en place de QR Code : Cnoté Mobile Solutions (www.cnote.ch) et Edipresse sont les premiers acteurs à en parler, merci à eux de prendre les risques pour les autres acteurs, qui attendent patiemment de voir et qui sauteront sur l’occasion une fois que le média sera démocratisé .
En ce qui concerne l’utilisation sur l’application Femina, c’est sûr qu’il n’apporte pas grand chose, car la solution de rechercher l’application dans l’app store est plus simple. Toutefois, imaginez que l’application soit difficilement trouvable sur l’App Store, ou que le QR Code doivent renvoyer sur une url avec 10 variables. A ce moment-là, le QR Code démontre tout son potentiel. Il permet également de tracer les performances de chacune des annonces publiées, en gérant un lien de tracking intégré au QR Code.
Ce que l’on peut reprocher à Edipresse serait le fait d’intégrer un code en négatif, qui empêche les applications comme Optiscan de lire le code.
D’un point de vue personnel, je trouverai vraiment dommage qu’Edipresse décide de réorienter sa communication en enlevant cet « outil d’interaction », qui n’amène certes pas grand chose sur cet exemple-là, mais qui rendra, j’en suis convaincu, de nombreux services et qui dévoilera son potentiel au fur et à mesure de son potentiel.
On critique la presse de son inactivité, de sa rigidité et de son orientation figée sur les « anciens médias traditionnels ». Lorsque celle-ci se démarque, laissons-lui le bénéfice du doute et soulevons l’effort qu’elle fait en jouant les « early adopters ».
PS : en ce qui concerne la remarque de Marc sur la ligne rédactionnelle de ce blog, je le laisse maître de ces propos. La ligne choisie par l’auteur n’engage que lui et merci à lui de partager ses sentiments. L’application Berdoz est à mon sens aussi louable et de qualité que celle de Femina. Berdoz n’a pas de journalistes pour alimenter son application, mais propose la superposition d’image, un excellent moyen de personnaliser vos photos Fb
Marc Lamarche
mars 15th, 2010 at 21:51
J’apprends ici que le code en blanc ne fonctionne pas avec tous les lecteurs (Car pas assez de contraste entre blanc et Violet à vue de nez), CNOTé et ce sera changé grâce à vous:-)
@Christian Desclouds, bien sûr qu’elle est top l’appli Berdoz:-), rien à dire, désolé si t’as pu croire que je pensais le contraire dans ma déception de voir aucune ligne sur le contenu de FEMINA.
@ Tous: Le QR Code, c’est fun, et merci à Edipresse de faire télécharger le lecteur QR Code aux futurs utilisateurs des solutions de Mobile Marketing de CNOTé par exemple:-)